Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs les Commandant(e)s,
La situation du COVID-19 évolue de jours en jours, d’heure en heure.
Alors qu’il y a quelques semaines de cela, le port d’un masque de protection par des policières et des policiers pouvaient créer une certaine psychose au sein de la population, aujourd’hui, ce sentiment est totalement dépassé. Pire encore, elle ne comprend pas pourquoi le personnel devant assurer sa protection ne se protège pas lui-même.
Maintenant, la FSFP exige que les mesures et les recommandations de protection édictées par l’OFSP en date du 14.03.2020 pour les professionnels de la santé soit aussi mis en vigueur pour tous les policières et policiers de Suisse et plus particulièrement celles concernant le port d’un masque d’hygiène. En effet, et comme nous l’avons déjà souligné dans notre courrier du 17 mars 2020, notre méthode de travail ne permet pas de maintenir systématiquement les distances recommandées par l’OFSP.

Il nous a été porté à notre connaissance que dans plusieurs cantons, le port du masque était interdit, entre autre, lors de missions de contrôle de la frontière ou dans des milieux confinés qui présentent un rassemblement de personnes. Si nous pouvons admettre que lors d’une patrouille le contact avec du public est en règle général fugace, les type de mission précités font que les agents sont en contact permanent et de longues heures avec la population ou de manière très proche. Ces exemples ne sont pas exhaustifs, mais ils sont le plus parlant à la problématique concrète face à la pandémie que nous traversons. Vous aurez compris que nous ne désirons pas un port général et contraignant de moyens de protection contre le COVID-19, mais que le policier ou la policière puisse le faire librement selon les situations qui se présentent dans les règles de la proportionnalité que tout policière ou policier maîtrise.

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